Les démarches non judiciaires ne sont pas une simple alternative au procès. Plus efficaces que l'action judiciaire dans la plupart des cas, elles permettent également de mieux cerner la véritable situation du débiteur et le cas échéant, de recueillir de précieux renseignements dans la perspective... du procès.

Pour inciter votre débiteur à vous payer en priorité, même s'il a d'autres créanciers, rien ne vaut le contact direct : visites à domicile, rendez-vous chez le créancier, ou même dialogue téléphonique. Les lettres, même recommandées, sont rarement suivies d'un paiement spontané. Par ailleurs, si les relances et autres mises en demeure constituent un préambule quasi obligatoire à l'action judiciaire, elles ne vous donnent aucune information sur la situation de votre débiteur et les raisons de l'impayé.

C'est pourquoi le dialogue véritable présente un double intérêt : il permet d'inciter le débiteur à payer et de collecter des informations utiles au choix d'une éventuelle action judiciaire.

Bien entendu, vous recouperez les indications du débiteur avec d'autres sources d'informations (greffe du tribunal de commerce, registre des hypothèques, des protêts, etc). En poursuivant votre consultation interactive (clic sur la flèche en bas à gauche de votre écran), vous accéderez aux démarches préalables au procès, dont la collecte et l'analyse d'informations relatives à la solvabilité de votre débiteur.

Vous devrez savoir si votre débiteur ne peut pas ou s'il ne veut pas payer, par exemple parce qu'il conteste votre créance. S'il ne peut pas payer, il vous faudra déterminer si sa situation est temporaire ou durable et si elle est irrémédiablement compromise. Il est courant que le débiteur menace son créancier de déposer le bilan (débiteur commerçant) ou de saisir la commission de surendettement (débiteur particulier). Il est évident qu'il n'est pas aisé de vérifier le sérieux de la menace, notamment si le débiteur est un particulier. Mais il est incontestable qu'une action judiciaire serait aléatoire face à une véritable insolvabilité. Ainsi, le contact direct avec le débiteur doit également l'encourager à vous payer, cet encouragement ne prenant pas forcément la forme de la menace d'intenter une action judiciaire. Au contraire, le fait de proposer une mesure alternative (cliquez sur les différentes solutions énumérées à gauche de votre écran) peut être ressenti par le débiteur comme une volonté de compréhension de ses difficultés.