En matière de crédit, notamment à la consommation, il advient que le prêteur suggère à l'emprunteur défaillant de contacter l'un de ses concurrents qui lui accorderait un emprunt lui permettant de solder plusieurs autres emprunts en cours. L'avantage de l'emprunteur serait de n'avoir plus qu'un seul créancier et généralement de réduire la charge de sa dette par un taux d'intérêt plus favorable. Le cas échéant, vous pourrez par exemple proposer à votre débiteur de lui faire grâce d'une partie des intérêts échus en échange d'un paiement immédiat par le biais d'un prêt qu'il contracterait dans un établissement tiers.

Une autre solution consiste en un réaménagement ou un rééchelonnement de la dette. Encore faut-il que cette solution lui permette réellement de se libérer. La Cour d'appel de Versailles a jugé dans un arrêt du 19 décembre 1997 que tel n'était pas le cas d'un accord prévoyant un versement annuel qui ne couvre pas le coût du crédit. La même cour a également rejeté, dans un arrêt du 20 février 1998, un aménagement dans lequel les mensualités, non seulement ne suffisent pas à couvrir les intérêts fixés, mais conduisent à une augmentation indéfinie de la dette.