La saisie d'un véhicule par déclaration à la préfecture empêchera le débiteur de le vendre. Elle est intéressante pour le créancier qui ne parvient à localiser le véhicule, mais dont il connaît la marque ainsi que le numéro minéralogique.

La saisie d'un véhicule par immobilisation n'est possible que s'il est préalablement localisé. Elle revient à faire apposer un "sabot" sur une roue du véhicule, opération pratiquée par un huissier de justice. Le cas échéant (par exemple en cas d'entrave à la circulation), le véhicule pourra être transporté pour être mis en dépôt, c'est-à-dire en fourrière. Il pourra ultérieurement être vendu aux enchères publiques comme en matière de saisie-vente. Si toutefois le véhicule se trouve au même endroit que les biens saisis dans le cadre d'une saisie-vente, il pourra être vendu directement comme les autres biens saisis.

Si le créancier parvient à localiser le véhicule et que celui-ci est régulièrement stationné au même endroit, il pourra demander à un huissier de l'immobiliser, « ... par tout moyen n'entraînant pas sa détérioration... » (article L223-2 du CPCE), au moyen d’un « sabot » apposé sur une roue du véhicule.

En cas d'absence du débiteur au moment de l'immobilisation, l'huissier devra l'en aviser par courrier. Si l’immobilisation n’a pas lieu au domicile du débiteur, mais sur la voie publique, l’huissier informera le débiteur qu’il pourra être procédé à l’enlèvement du véhicule dans un délai de quarante-huit heures. Si le véhicule est immédiatement enlevé, l’huissier devra en aviser le débiteur le jour même.

Le véhicule peut être immobilisé afin d'être remis à son propriétaire ou à un créancier possédant un gage sur le véhicule (par exemple une société de crédit-bail ou un créancier titulaire d'un nantissement sur le véhicule...). Il peut également être immobilisé pour obtenir le paiement d'une somme d'argent. Il sera alors procédé comme en matière de saisie-vente d'un bien mobilier : L'huissier de justice informera le débiteur que son véhicule a été saisi et qu'il dispose d'un délai d'un mois pour le vendre amiablement, faute de quoi il sera vendu aux enchères publiques.

Le débiteur a la faculté de saisir le juge de l'exécution pour solliciter la mainlevée de l'immobilisation, notamment s'il estime subir un préjudice professionnel exagéré par rapport au montant de la créance et que dépourvue de véhicule pour travailler, il éprouverait de difficultés à honorer sa dette. Il parait toutefois évident qu'un paiement, au moins partiel, serait de nature à favoriser la mainlevée.