La plupart des voies d'exécution prennent la forme d'une saisie, dont les principales sont explicitées ici.

L'exécution d'une décision de justice civile peut toutefois prendre d'autres formes, telle l'expulsion locative, notamment lorsque la créance résulte d'un impayé de loyer.

Certaines saisies très spécifiques ne sont pas détaillées ici : la saisie des récoltes sur pieds (articles R221-57 et suivants du Code des procédures civiles d'exécution (CPCE)) ou la saisie des biens placés dans un coffre-fort (articles R224-1 et suivants du CPCE). Elles s'apparentent à des saisies mobilières et sont visées que par des dispositions issues de décrets.

Nous expliquons également le mécanisme de l'astreinte, particulièrement efficace en matière d'obligation de faire.

Remarque : l'huissier de justice peut solliciter le concours de la force publique (articles L153-1 et L153-2 du CPCE). L'hypothèse d'un refus de ce concours est envisagée à l'article L153-1. Cela peut peut-être concerner certaines affaires "sensibles" (par exemple si le débiteur est l'Etat), mais en pratique, cette situation se présente parfois en matière d'expulsion locative : sans concours de la police, l'huissier ne s'y hasarde généralement pas, et le bailleur continue à devoir subir la présence d'un occupant sans titre ni droit, car condamné à être expulsé par décision de justice. En principe, seul un motif d'ordre public (et non un motif social) permet de justifier ce refus de concours. Le bailleur (s'il n'est pas bailleur social) devra alors saisir le tribunal administratif pour contester le refus et, si celui-ci est confirmé, solliciter un dédommagement.