REMARQUE : Le cautionnement est une garantie conventionnelle parmi d'autres. Vous pouvez proposer à votre débiteur d'autres garanties, tel que le gage avec dépossession, qui résiste à la liquidation judiciaire. Vous pouvez également lui proposer d'autres types de garantie, comme l'hypothèque ou le nantissement du fonds de commerce, qui eux, ne vous protègent que rarement des conséquences de la faillite du débiteur. Ces différentes garanties sont décrites plus loin dans votre consultation, lorsque nous aborderons les "situations particulières", en l'espèce, celle de créances déjà protégées (relativement) par une garantie conventionnelle.

Essayez d'obtenir de votre débiteur un cautionnement solidaire qui lui (et vous) éviterait les désagréments du procès. La caution devra apporter toutes les garanties de solvabilité, faute de quoi la démarche serait inutile. L'engagement de la caution devra également être compatible avec ses ressources ou son patrimoine, notamment en matière de crédit à la consommation. Dans ce dernier cas, le tribunal pourrait considérer comme nul un engagement disproportionné.

Si vous êtes professionnel (par exemple un banquier) et que la caution est un particulier, vous devriez également l'informer de la véritable situation de votre débiteur, faute de quoi elle pourrait contester son engagement pour cause de vice du consentement et plus particulièrement de dol (article 1116 du Code civil), ainsi qu'en témoigne un arrêt de la Cour de cassation du 23 juin 1998.

Un avantage de la caution est qu'elle résiste à une procédure collective, mais avec quelques réserves : s'il s'agit d'une personne physique (un individu), les poursuites à son encontre seront suspendues durant la période d'observation, qui peut durer 18 mois. Ultérieurement, la caution pourra être poursuivie, que le débiteur principal soit redressé ou liquidé.